Dans la perspective des élections législatives de 2026, la région de Casablanca-Settat se prépare à une compétition électorale intense. Ces 12 sièges réservés à la liste régionale viennent s’ajouter aux 57 sièges dédiés aux 16 circonscriptions locales de la région, portant ainsi le total des sièges à pourvoir à 69.
Les listes déposées pour la circonscription régionale témoignent de la diversité des forces politiques en présence, incluant les partis représentés au Parlement ainsi que d’autres formations politiques. Un fait marquant est la présence de figures féminines de premier plan à la tête de ces listes. Ce panel varié mêle des profils faisant leurs premiers pas en politique à des personnalités aguerries, possédant une solide expérience dans la gestion locale et le travail parlementaire, ce qui confère une dimension particulière à cette course électorale.
La présence de ces noms en tête des listes illustre une partie des enjeux stratégiques que les organisations politiques ont placés au cœur de leur campagne pour les sièges régionaux. Cette compétition se distingue de celle menée dans les circonscriptions locales par l’étendue géographique de la circonscription régionale, qui couvre l’ensemble de la région, imposant aux partis un défi majeur en matière de mobilisation électorale sur tout ce territoire.
Analysant la dynamique électorale, El Mostafa Mesbahi, professeur de droit public à l’Université Hassan Ier, souligne que les candidatures ne peuvent être lues uniquement à travers le prisme du classement des partis lors des élections de 2021, les déterminants de la compétition variant d’une circonscription à l’autre.
M. Mesbahi insiste sur le fait que la compétitivité réelle lors du scrutin du 23 septembre sera déterminée par l’équilibre entre le poids du parti et la popularité locale du candidat. Il note également que la stratégie d’investiture des partis a misé sur des élus disposant de réseaux bien établis, tout en intégrant des leaders et de nouveaux visages.
À l’échelle de la circonscription régionale, l’ampleur du champ de compétition fait de la capacité d’organisation et de mobilisation des partis sur l’ensemble de la région l’un des éléments clés pour remporter les 12 sièges en jeu. En ce sens, la composition des listes régionales reflète la multiplicité des objectifs des partis, qui ont choisi de propulser des têtes de liste conjuguant présence partisane et expérience avérée dans la gestion et la vie politique.
En somme, la lutte pour ces 12 sièges régionaux ajoute une dimension nouvelle au paysage électoral de Casablanca-Settat, parallèlement à la course pour les sièges locaux. Le scrutin du 23 septembre permettra finalement de définir le poids de la représentativité que chaque liste réussira à obtenir au sein de la Chambre des représentants.






